Cette semaine, j'ai passé un "body check", une révision complète du corps en quelque sorte, à l'hôpital international de Tianjin. L'hôpital n'a d'international que son nom, car là-dedans personne ne parle anglais mis à part un homme en blouse blanche qui nous répondait "Upstair !" à toutes les questions que nous lui posions.
Bref, nous nous sommes faits refoulés à notre première tentative car nous étions arrivés cinq minutes trop tard (11h05 alors qu'ils n'acceptent les nouveaux dossiers qu'avant 11h00). Comme on est sympa et qu’on n’avait pas le choix, on est repassé le lendemain, à 10h30 cette fois-ci.
La personne quo s'occupe des nouveaux dossiers nous a fait comprendre que nous avons besoin avant tout de photos. Mais comme elle ne comprend pas l'anglais et qu'on ne parle pas chinois, impossible de savoir où faire faire des photos. Heureusement, un étranger (un anglais sûrement) accompagné de son amie chinoise nous ont aidé à nous faire comprendre, et nous voilà au photomaton de l'hôpital. Enfin plutôt en face de l'employé en charge de prendre des photos des clients. Mais attention, lui il ne donne pas le droit au "Cette photo vous convient-elle?" des photomatons. Il a donc pris une photo de nous, puis les a directement fait développer au soleil après l'avoir payé 20 yuans chacun : première étape accomplie.
Nous descendons fièrement les escaliers pour revoir la dame avec nos photos et elle nous donne une feuille avec la liste de tous les examens à passer. Au menu : électrocardiographie, échographie, rayons X, test de vue, taille, poids, pouls, urine et prise de sang. Ça nous a pris environ 60 à 90 minutes pour tout faire.
Trois jours plus tard nous sommes retournés à l'hôpital pour obtenir les résultats. Tout va bien, je suis en bonne santé (pour le moment). D'ailleurs demain, nous allons acheter de quoi jouer au tennis pour faire un peu de sport. Par contre, combien de temps je vais y jouer, ça c'est autre chose...
Nous nous sommes perdus la dernière fois que nous sommes allés à Carrefour! Nous étions trois, et malheureusement nous avons perdu le seul ayant l'adresse de notre campus écrit sur un calepin à montrer au taxi pour rentrer. En fait, nous nous tous arrêtés devant un rayon de Snickers, tous sauf un. Après 30 minutes à parcourir tous les rayons dans l'espoir de le retrouver, nous avons abandonnés et sommes sortis du supermarché pour réfléchir à comment rentrer.
Trois solutions s'offrent à nous pour rentrer : le taxis, le métro ou le bus. Impossible pour le bus car ne nous savons pas lequel prendre, et impossible pour le métro car il était trop tard pour qu'il y en ai encore en circulation. Il reste le taxi comme d'habitude, sauf que nous n'avons pas l'adresse de retour. J'ai quand même tenté de prononcer l'adresse à un taxi en piochant dans mes souvenirs, mais ça a lamentablement échoué. L'idée de rentrée à pied nous a traversé l'esprit, mais nous nous sommes vite rendu compte que c'étit impossible car d'un part il y a une dizaine de kilomètres qui nous séparent de notre point de destination, et d'autre part nous ne reconnaissions pas le chemin de retour. Second essai avec un taxi, et là, miracle, le chauffeur parlait anglais! C'est donc sur cet énorme coup de chance que nous avons pu rentrer à l'université après une bonne heure de galère, perdu dans une ville d'onze millions de chinois.
Maintenant, avant de montrer le bloc-notes au chauffeur pour rentrer à la chambre, j'essaye de prononcer l'adresse. Parfois ça marche !
catégorie : Chine
tags : Tianjin - arrivée - 2009 - problèmes
10h d’avion entre un Italien et une Espagnole ronfleuse et moi voilà arrivée à l’aéroport de Beijing. Comme il faut bien que les ennuis commencent à un moment où un autre, autant que ça soit dès l’atterrissage. Alors que j’attendais Charly est Nicolas qui faisaient taponner leur visa, voilà qu’une chinoise en blouse blanche s’approche de moi, me tend un masque certifié anti grippe A et m’entraine dans une sorte de sale d’hôpital. Elle prend ma température avec un thermomètre qu’on pointe sur le front : 48 degrés. Visiblement ça ne marche pas comme elle le veut alors me tend un thermomètre classique à mettre sous le bras. Evidemment, j’avais 2 pulls et je crevais de chaud, alors là encore ma température était au dessus de la normale. Je remplis donc un papier en cochant "non" à toute les questions (avez-vous rencontrez une personne contractant le virus de la grippe récemment ? avez-vous des animaux ? avez-vous des nausées ? etc) et me voilà libéré après 15 bonnes minutes.
Il fallait ensuite rejoindre Tianjin. Ligne 4 du métro pour rejoindre la ligne 2 qui nous amène à la gare pour prendre le train. Le train : second problème. Les places sont numérotées. Nous, fatigués et contents de pouvoir s’assoir et de poser nos bagages, prenons les premiers sièges qui nous tombent sous la main. Grosse erreur. Moins de 5 min après, une bonne vingtaine de chinois s’agglutinent autours de nous, parlent (très fort) entre eux en nous regardant, pour certains, méchamment. Chassés, nous avons fini le voyage entre deux wagons. Heureusement qu’il n’y en avait que pour une demi-heure. 20 min de taxi et nous voilà devant l’université, avec un coup de thermomètre frontal au passage (38 degrés, vous pouvez passer).
La ville en elle-même n’a pas beaucoup changé, si ce n’est que tous les travaux de l’année dernière sont finis et qu’il y a maintenant deux fois plus de nouveaux chantiers. Niveau climat, entre 20 et 25 degrés en après-midi, le soleil se couche avant 18h et le matin nous sommes réveillés à 6h soit pas les chinois qui crient lorsqu’ils passent devant la fenêtre de notre chambre pour aller manger au "RU", soit par les rayons du soleil. Il va falloir s’y faire !
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